Bienvenue sur mon blog !

Bonjour à tous ceux et à toutes celles qui ont bien voulu s'arrêter quelques instants sur mon blog ! Je m'appelle Johan, j'ai 25 ans, je suis originaire de la banlieue parisienne mais j'habite aujourd'hui sur Laval, et j'ai souhaité créer ce blog pour partager avec vous les réflexions sur l'actualité internationale, européenne, nationale et locale, d'un enfant de la génération Mitterrand, décu, comme tant d'autres, par la gauche, pas tout à fait à droite, mais par dessus tout passionné par la politique !

 

Lundi 17 mars 2008
Ainsi que vous avez pu le constater, mais interventions se font plus rares ces temps ci sur ce blog. Non pas par désintérêt de la politique, mais plutôt par désenchantement par rapport à la stratégie de François Bayrou. 

J'avais suivi François Bayrou lors de la présidentielle, car j'avais été séduit par son discours cohérent et par son refus du populisme à la sauce sarkozyste. Aujourd'hui, on est cependant bien obligé de constater que la stratégie autonomiste de François Bayrou, fondée sur le ni droite ni gauche, est en train de nous conduire dans l'impasse. 

Pourtant, face à une droite sarkozyste à la sauce conservatrice américaine (même si ce jugement doit être un peu nuancé, c'est en tout cas l'image que Sarkozy renvoie), il y avait pourtant un créneau politique pour un centre-droit fort et puissant. 

Où en sommes nous aujourd'hui ? Plus de 150 députés il y a 20 ans, combien aujourd'hui ? Un réseau d'élus locaux très développé il y a 20 ans, et qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Une famille centriste encore unie il y a 20 ans, éclatée aujourd'hui en au moins cinq partis politiques (l'UDF proprement dite, le MODEM, le Nouveau Centre, un partie de l'UMP, un réseau "de Robien"). 

Les récentes municales viennent de confirmer ces difficultés. Partout où le MODEM a voulu présenter des listes autonomes contre à la fois la gauche et la droite, il a été battu. Au mieux, les listes MODEM ont pu participer au second tour dans le cadre de triangulaire, peser sur le scrutin, faire parler d'elles, mais elles n'ont pas gagné. Le meilleur exemple de cet échec est bien sûr celui de François Bayrou lui-même à Pau. Les quelques candidats MODEM qui ont gagné sont des maires sortants candidats sur des listes d'union de la droite face à la gauche, par exemple Bruno Joncour à Saint-Brieuc. 

La raison est simple : qu'on le veuille ou non, dans un système politique qui pousse au bipartisme, toute stratégie autonomiste fondée sur le ni droite-ni gauche est vouée à l'échec pour un parti qui n'a pas la possibilité, à lui tout seul, d'accéder au pouvoir. On peut s'en réjouir, on peut le déplorer, mais c'est ainsi. 

En outre, cette stratégie de François Bayrou se heurte aux réalités du terrain. Dans de nombreuses circonscriptions, les députés anciennement UDF avaient élus par un électorat de centre-droit face à des opposants socialistes. Dans de nombreuses communes, les conseillers municipaux anciennement UDF font équipe avec la droite contre la gauche, que ce soit dans la majorité ou dans l'opposition. 

En politique, c'est bien joli d'avoir des idées, c'est encore mieux d'exercer le pouvoir pour les mettre en oeuvre. Rien d'étonnant à ce que d'anciens UDF qui ont soutenu Bayrou aient finalement décidé de rejoindre la droite.

Alors on peut toujours se donner bonne conscience en voyant dans les avis critiques l'opinion de traitres désireux d'aller à la soupe, mais à partir d'un moment, quand des personnes d'aussi grande qualité de Raymond Barre, Simone Weil, VGE, Jean Arthuis, se décident à quitter le navire, il faut peut-être se poser des questions. Avoir raison contre le monde entier, ça va un moment. Se prendre pour de Gaulle également.

François Bayrou aura certes réussi dans son entreprise : créer un parti politique tout acquis à sa cause et à même de l'emmener vers la présidentielle de 2012, un peu comme Nicolas Sarkozy l'avais fait avec l'UMP. A quel prix pour sa famille politique ? 

Jean Arthuis, qui avait rejoint le MODEM sans pourtant soutenir la stratégie de François Bayrou, vient de lancer un appel à la refondation de l'UDF. Encore un traitre qui va à la soupe ? En ce qui me concerne, je ne peux que suivre Jean Arthuis et abandonner à mon tour, à regret, le MODEM.
 


par johan publié dans : Divers
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Dimanche 30 décembre 2007

De manière assez habituelle, avec les fêtes de fin d'année vient l'heure des bilans. Bien sûr, Nicolas Sarkozy a affirmé, lors d'une récente interventon télévisée, que le bilan économique de 2007 ne pouvait lui être imputé, pas plus que celui de 2008, et que les effets de sa politique se feraient sentir à partir de 2009. Ben voyons... N'empêche : je ne peux résister à l'idée d'aller voir ce qui se passe derrière le volontarisme politique affiché et la rupture revendiquée.

Dans quelques années, Sarkozy ne manquera pas d'afficher la réforme des retraites comme grande réalisation de son mandat. Et pourtant, de l'avis des observateurs, les concessions accordées aux syndicats vont coûter plus cher que les économies escomptées avec la réforme. Le but de la réforme n'était-il pas non plus d'harmoniser les différents régimes existants ? On sait aujourd'hui que les concessions accordées aux syndicats constitueront autant d'entorses à cet objectif d'égalité. Est-ce cela, une vraie réforme ? Beaucoup de bruit pour pas grand chose, serais-je tenté de dire. Sarkozy aurait dû profiter de la dynamique présidentielle pour engager une réforme d'ensemble des retraites, avec l'instauration d'un système de retraite par points qui aurait véritablement placé tout le monde sur un pied d'égalité et aurait eu le mérite de la transparence.

Le fameux paquet fiscal, maintenant. Un trou de 15 milliards dans les finances publiques. Au profit de gens qui n'en ont pas spécialiement besoin. Etait-ce bien la priorité ? Il fallait créer un choc de confiance, a-t-on justifié. Où est-il, ce choc de confiance ? Car les Français ne sont pas dupes. Ils savent bien qu'en diminuant les impôts sans avoir résolu le problème de la réforme de l'Etat, on ne fera que créer du déficit, et que les déficits d'aujourd'hui sont les impôts de demain. La situation actuelle des finances publiques ne permettait pas une telle baisse des impôts. Ce qui était nécessaire n'était pas tant une baisse des impôts qu'une réforme d'ensemble de notre système fiscal, visant à le rendre plus juste, plus transparent, moins complexe, plus efficace. Au lieu de cela, Sarkozy a multiplié les mesures catégorielles et abattements isolés en tous genres qui ne feront que créer du déficit et ajouter à la complexité actuelle de notre système fiscal.

Ces différentes mesures avaient été annoncées par Sarkozy pendant sa campagne, nous rétorquera-t-on. Certes. Mais cela n'empêche pas de s'interroger sur leur efficacité.

Puisque Sarkozy se targue d'avoir tenu ses promesses de campagne, prenons-le au mot.

Le service minimum par exemple, devait permettre d'assurer un trafic normal pendant 3 heures le matin et 3 heures le soir, afin de permettre aux gens de se rendre normalement à leur boulot et de rentrer tranquillement le soir. Qu'en reste-t-il ? Une vague obligation pour les grévistes de se déclarer à l'avance, pour permettre à la SNCF et à la RATP d'établir correctement ses prévisions de trafic et éventuellement, d'affecter les agents non grévistes à quelques lignes prioritaires. Autrement dit, en cas de grève massive, les trains seront à l'arrêt, comme avant. Bien sûr, un véritable service minimum aurait pu impliquer de réquisitionner des agents grévistes, mais il faut savoir ce que l'on veut. La continuité du service public est à ce prix.

Sarkozy n'a eu de cesse, pendant la campagne, de dénoncer mai 68. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'en affichant partout sa vie privée pour le moins agitée, il s'affiche aussi comme l'un des grands bénéficiaire de cette évolution sociologique. Il n'est pas dit qu'il y a 40 ans, l'opinion publique française aurait accepté ce qu'elle voit aujourd'hui... Et je ne reviendrai pas sur la "pipolisation" de la vie politique, la "politique spectacle" pratiquée par Sarkozy, avec la complicité de journalistes dont l'indépendance est sujette à caution, et qui lui évite utilement d'aborder les sujets de fond.

Après mai 68, la transition avec les universités est toute trouvée. Il y a eu loi cet été, dite "loi Pécresse", visant à assurer un peu plus d'autonomie aux universités et un peu plus de pouvoirs aux présidents d'universités, à la lumière de ce qui se pratique avec succès dans d'autres pays européens. Cette loi a été très médiatisée, a suscité de nombreuses manifestations d'étudiants cet automne, mais il s'agit pourtant d'une tempête dans un verre d'eau. Car si cette loi va dans le bon sens et a le mérite d'exister, elle n'est pourtant pas à la hauteur des enjeux. Quand osera-t-on une véritable autonomie des universités ? Quand osera-t-on une véritable sélection à l'entrée des universités ? Quand osera-t-on affirmer que la réponse à l'échec scolaire en première année de fac ne se situe pas dans d'illusoires tutorats ou travaux encadrés, mais dans une vairtable refonte des programmes du primaire et du secondaire, car c'est là que se créent les carences qui se révèlent dans l'enseignement supérieur ? Rien de tout cela pour l'instant. Est-cela, la rupture ?

Evoquons un peu la politique étrangère. Pendant la campagne électorale, Sarkozy avait fustigé ceux qui le critiquent mais qui vont serrer la main de Poutine. Il n'hésiterait pas à parler des droits de l'homme à ses différents interlocuteurs, il en finirait avec "la Françafique", avait-il promis. Une fois élu, il a pourtant fait exactement l'inverse : il a reçu Omar Bongo, il a félicité Poutine pour sa glorieuse victoire électorale, il a renoncé à évoquer les sujets qui fachent avec les Chinois, il a reçu Kadhafi en grande pompe, et j'en oublie certainement. De ce point de vue, il se situe dans la droite ligne de la politique étrangère de la France depuis 50 ans, consistant à soutenir les pires crapules de la planète. Est-ce cela, la rupture promise ? L'argent n'a pas d'odeur, dira-t-on. Peut-être. Constatons néanmoins qu'Angela Merkel, elle, n'hésite pas à aborder les sujets qui fachent avec ses différents interlocuteurs, et que cela n'empêche pas l'Allemagne d'exporter davantage que la France.

La seule véritable rupture opérée par Sarkozy en matière de politique étrangère réside dans le rapprochement avec les Etats-Unis. Ce rapprochement avec une puissance qui a toujours été l'un de nos alliés était sans doute nécessaire. Il n'en demeure pas moins isolé pour que l'on puisse vraiment dire que Sarkozy pratique une diplomatie différente de ses prédécesseurs.

Le mini-traité européen est la seule véritable avancée attribuable à Sarkozy. Sarkozy l'avait annoncé pendant la campagne, il voulait faire un traité simplifié qui reprendrait les aspects plutôt consensuels du TCE (le volet institutionnel et la charte des droits fondamentaux) en laissant de côté le point le plus contesté de ce TCE (le volet économique, jugé trop libéral). Il avait également annoncé qu'il ne ferait pas de référendum. Alors peut-être ce nouveau traité n'est-il pas aussi simplifié que promis, sans doute manque-t-il d'audace, mais il a le mérite d'exister et de permettre à l'Europe de fonctionner à nouveau. Avec 27 membres, il n'était pas acquis que l'Europe puisse se remettre de l'échec du TCE. Sarkozy a su débloquer la situation, il faut lui en savoir gré, et espérer que ce nouveau traité soit ratifié dans tous les Etats membres.

Il y aurait encore tant de sujets à aborder. Ces six premiers mois constituaient une opportunité en or pour engager enfin de vraies réformes. Au lieu de cela, rien, ou si peu. Beaucoup d'agitation verbale, mais pas grand chose au fond. Une rupture affichée, mais au fond une grande continuité d'ensemble avec ce qui se pratique depuis 50 ans. Vous l'aurez compris, pour moi, Sarkozy, c'est beaucoup de paroles, mais peu d'action. Comme on dit souvent, ce sont ceux qui en parlent le plus qui en font le moins.

par johan publié dans : Présidentielle 2007
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Mercredi 21 novembre 2007

A voir et à entendre, cette intervention de Jean Peyrelevade, qui analyse avec pertinence la politique économique du gouvernement Sarkozy.

href="http://http://www.dailymotion.com/relevance/search/jean+peyrelevade/video/x3c2w4_jean-peyrelevade_politics

Un peu long, mais très intéressant.

par johan publié dans : Divers
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Dimanche 11 novembre 2007

Les manifestations de magistrats, d'avocats et de greffiers se multiplient contre la réforme de la carte judiciaire proposée par Rachida Dati. La grogne monte aussi parmi de nombreux députés UMP, certains menaçant même de ne pas voter le budget de la justice. Parmi ces opposants, tous admettent la nécessité d'une réforme, mais en contestent les modalités. Oui à la réforme, mais pas comme ça, avec plus de concertation, et si possible pas dans ma circonscription. Il est donc tentant de ne voir dans ces protestations que du coroporatisme de la part des avocats et magistrats et du clientélisme électoral de la part des élus locaux à quelques mois des prochaines municipales.

Pourtant, un débat de fond s'impose. Fermer d'autorité certains tribunaux sans avoir réfléchi à une réforme de fond du fonctionnement de la Justice est-il une bonne idée ? Fermer les tribunaux de Morlaix et des Sables d'Olonne quelques mois seulement après les avoir rénovés est-il une bonne idée ?

La question qui se pose n’est pas tant celle de la carte judiciaire que celle de la répartition des contentieux. Ce qui importe, c'est de trouver un équilibre entre le besoin d'une justice de proximité pour des questions relativement simples juridiquement et touchant le plus à la vie quotidienne des justiciables, et le besoin de regrouper les magistrats et les compétences pour des questions juridiquement complexes.

L'idée formulée par certains observateurs est de redéployer l'organisation de la justice en 3 niveaux :

- Au niveau local, avec des Maisons de la justice et du droit, qui feraient office de permanences juridiques permettant à tout justiciable d'obtenir des conseils juridiques, d’obtenir des documents juridiques, de saisir telle ou telle juridiction, de suivre le déroulement d’une procédure, d’obtenir la copie d’une décision judiciaire, etc.

- A un niveau intermédiaire, avec des juridictions de proximité. On pourrait ainsi imaginer que les tribunaux d'instance voient leurs compétences élargies à tout ce qui touche au droit de la famille (tutelles, divorces, adoption, etc.) ainsi qu'au "petit" pénal.

- A un niveau supérieur, avec des pôles spécialisés, qui traiteraient notamment d’affaires criminelles ou de grande délinquance organisée, ou plus généralement de toutes les affaires sensibles et juridiquement complexes.

A l'issue de cette réforme de l’organisation judiciaire, on pourrait alors établir une nouvelle carte des services judiciaires et pénitentiaires.

Avec tel schéma, on pourrait peut-être optimiser le fonctionnement de la justice, sans forcément fermer des sites existants, mais en les utilisant différemment.

par johan publié dans : Divers
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Vendredi 13 avril 2007

Au coeur d'une campagne électorale très prenante, François Bayrou a fait aux Mayennais l'honneur de sa présence, mercredi dernier.

Arrivé dans la matinée à l'aérodrome d'Entrammes, en provenance de Tours, François Bayrou a ensuite tenu une réunion publique à Changé, devant environ 300 sympathisants. Au cours de cette réunion, il a notamment rencontré les maires mayennais, au nombre de 33, qui ont parrainé sa candidature. Il a aussi abordé certains thèmes qui lui sont chers (dénonciation de la bipolarisation de la vie politique française, problème de la dette publique, difficultés des classes moyennes, etc.). Interpelé par un groupe d'opposants à la THT (projet de ligne à très haute tension devant traverser le département de la Mayenne, en liaison avec le futur réacteur nucléaire EPR à Flamanville), il a déploré que de tels projets puissent être décidés sans concertation, mais ne s'est pas prononcé sur le fond. Il est vrai que le sujet est délicat : si l'on peut comprendre des habitants légitimement inquiets de voir une ligne à haute tension passer prochainement à côté de chez eux, il n'en demeure pas moins qu'une réflexion globale sur l'alimentation en électricité du Grand Ouest de la France pousse en faveur de ce projet, et François Bayrou en était probablement conscient.

Dans l'après-midi, François Bayrou s'est rendu dans une exploitation agricole biologique, à Chatelain, dans le sud du département. Au cours de cette visite, il a longuement évoqué, avec les propriétaires de cette exploitation, des sujets tels que les biocarburants ou l'intercommunalité.

François Bayrou a ensuite fini la soirée par un meeting à Angers, où il a également reçu un accueil très chaleureux.

Personne ne sait si François Bayrou participera au second tour. Le fait d'échouer près du but, après avoir longtemps progressé dans toutes les enquêtes d'opinions, et alors même qu'il est quasiment sûr de gagner en cas de présence au second tour, constituerait forcément une déception. Mais l'accueil chaleureux reçu dans tous ses déplacements et la place qu'il aura prise dans cette campagne constituent déjà des victoires pour François Bayrou, qui aura réussi à faire vivre l'hypothèse d'une troisième force politique française, au centre, au-delà de la gauche et de la droite traditionnelles.

par johan publié dans : Présidentielle 2007
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